| Mamadou
Diabaté
est né en 1975 à Kita, une ville malienne connue depuis
longtemps comme étant le centre de l'art et de la culture Mandingue
de l'Afrique de l'ouest.
Comme son nom l'indique, Mamadou vient d'une famille de griot
(djéli) comme on les appelle chez les Mandingues. Les djélis
sont bien plus que de simples musiciens traditionnels. Ils utilisent
la musique et parfois la rhétorique pour préserver et
soutenir la conscience du passé, un passé qui remonte
jusqu'au 13eme siècle quand le roi mandingue Sunjata Keita a
consolidé le grand empire du Mali, couvrant la majeur partie
de l'Afrique de l'ouest. Les histoires de ces jours glorieux et l'histoire
depuis là reste une importante pierre
de touche pour les gens d'aujourd'hui, pas seulement pour les mandingues,
mais pour les citoyens du Mali, Guinée, Gambie, Sénégal.
Donc être né dans une famille de grands griots à
Kita est déjà un début favorable.
Le père de Mamadou, Djelimory Diabaté
jouait de la kora, la vénérable
harpe à 21 cordes des Djélis, dans l'Ensemble
Instrumental du Mali. A l'âge de quatre ans, Mamadou va vivre
à Bamako avec son père, là où l'ensemble
est basé quand le temps est arrivée pour lui de retourner
à Kita pour aller à l'école, Mamadou a su que la
Kora était sa destinée. Son père lui avait appris
à accorder l'instrument, et de là il a écouté,
regardé et s'est dévoué à la pratique de
la Kora au point que sa
mère s'est inquiété de son manque d'intérêt
pour l'école. Quand elle lui a pris sa Kora,
ça n'a fait que réduire son intérêt pour
l'école et rapidement, il décide de faire sa propre Kora
pour pouvoir continuer.
Mamadou
n'a pas tardé à laisser tomber l'école pour jouer
de la Kora avec les chanteurs
djélis locaux, et voyager dans les régions pour jouer
dans les cérémonies ou les djélis moderne se montrait,
le plus souvent des mariages et des baptêmes. A l'age de 15 ans,
Mamadou a gagné un prix pour son jeu de kora dans un concours
régional, il est instantanément devenu une sorte de célébrité
locale. L'année suivante, il part pour Bamako, et sous la tutelle
de son fameux cousin joueur de kora, Toumani
Diabaté, il travaille dans le circuit des djélis,
accompagnant les chanteurs aux mariages et aux baptêmes, il fait
aussi des animations à l'hôtel de l'Amitié. Toumani
a surnommé son cousin "Djélikè djan"
qui veut dire grand (par la taille) griot, une référence
à la stature physique impressionnante de Mamadou. Ce nom a commencé
a lui coller en 1996, grace à une tournée de l'Ensemble
Instrumental du Mali qui a permis à Mamadou
d'avoir la chance d'aller aux Etats Unis avec d'autres musiciens mandingue
et les autorités culturelles. Cette tournée fût
pleine de succès, Mamadou décide de continuer son travail
aux Etats Unis, et depuis, il s'est installé dans les environs
de New york. Il est souvent invité à jouer avec des stars
maliennes telles que Ami Koita, Tata
Bambo Kouyaté et Babani Koné.
Il a déjà joué aux nations unis et à l'institut
Smithsonian de Washington. en plus, il a fouillé dans des eaux
inconnues, se mélangeant à toutes sortes de musiciens
de New York , incluant le jazz de Donald Byrd
et Randy Weston. Mamadou dit que son père
lui a conseillé d'écouter tout les meilleurs joueurs de
kora et d'apprendre à partir de chacun d'entre eux. La kora est
venue de la Gambie au Mali, et la tradition de la kora malienne a toujours
mis un point d'honneur a garder l'ancienne façon de jouer tout
en innovant et développant constamment cette art. La première
production de Mamadou, "Tunga", montre très clairement
qu'il a pris cet héritage et les conseils de son père
très à coeur.
Mamadou étale son propre style versatile dans une chanson solo
et dans un duo avec Ira Colaman.
Il invite quelques uns de ses musiciens favoris basée à
New York à le rejoindre, parmi eux Fuseini
Kouyaté au n'goni
(luth à quatre cordes), Famoro Diabaté
au balafon, et le jazzman
Ira Coleman à la basse. le but de
Mamadou était de mettre en valeur les instruments du Mandé,
dans deux morceaux, le groupe est rejoint par Abdoulaye
Diabaté, sûrement le meilleur chanteur djéli
vivant au usa.
Web
: Mamadou Diabaté
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| Mamadou
Diabate
was born in 1975 in Kita, a Malian city long known as a center for the
arts and culture of the Manding people of West Africa. As the name Diabate
indicates, Mamadou comes from a family of griots,
or jelis as they are known among the
Manding. Jelis are more than just traditional musicians. They use music
and sometimes oratory to preserve and sustain peoples' consciousness
of the past, a past that stretches back to the 13th century when the
Manding king Sunjata Keita consolidated the vast Empire of Mali, covering
much of West Africa. The stories of these glory days and the times since
remain important touchstones
for people today, not only for the Manding, but for many citizens of
Mali, Guinea, Gambia, and Senegal. So to be born to a distinguished
jeli family in Kita is already an auspicious beginning.
Mamadou's father Djelimory Diabate played
the Kora, the jeli's venerable
21-string harp, in the Instrumental
Ensemble of Mali. At the age of four, Mamadou went to live with
his father in Bamako, where the Ensemble is based. When it came time
for him to return to Kita and go to school, Mamadou knew that the kora
was his destiny. His father had taught him how to tune the instrument,
and from there he listened and watched and devoted himself to practicing
the Kora, to the point that
his mother worried that he was not concentrating enough on school. When
she took his Kora away,
it only reduced his interest in studying, and he quickly resorted to
making his own Kora so he
could continue.
Before
long, Mamadou left school and began playing Kora
for local jeli singers, and traveling throughout the region to play
at the ceremonies where modern jelis ply their trade, mostly weddings
and baptisms. When he was fifteen, Mamadou won first prize for his kora
playing in a regional competition and instantly became something of
a local celebrity. The next year, he went to Bamako, and under the tutelage
of his famous kora playing cousin, Toumani
Diabate, he worked the jeli circuit, backing singers at neighborhood
weddings and baptisms and entertaining the powerful at the city's posh
Amitié Hotel. Toumani gave his cousin the nickname Djelika Djan,
meaning "tall griot," a reference to Mamadou's impressive
physical stature. The name has stuck In 1996, a touring group from the
Instrumental Ensemble of
Mali offered Mamadou the chance to travel to the United States with
a group of Manding musicians and cultural authorities. Following a successful
tour, Mamadou decided to continue his work in the United States, and
since then, he's made his home in and around New York. Mamadou gets
frequent invitations to perform with visiting Malian stars including
Ami Koita, Tata
Bambo Kouyaté, and Babani Koné.
He has performed at the United Nations and at the Smithsonian Institute
in Washington. In addition, he's delved into uncharted
waters, jamming with all manners of New York musicians, including jazz
luminaries Donald Byrd and Randy
Weston. Mamadou says that his father advised him to listen to
all the best kora players and to learn from each one. The kora itself
came to Mali from Gambia, and the Malian kora tradition has always put
a premium on holding onto the old ways while constantly innovating and
developing the art. Mamadou's debut release, Tunga, makes clear that
he's taken that legacy and his father's advice to heart.
Mamadou displays his versatility and personal style on a solo track
and a duet with Ira Coleman.
Elsewhere,
he invites some of his favorite New York based musicians to join him,
including Fuseini Kouyate on the spike
lute called ngoni, Famoro
Diabate on balafon,
and jazzman Ira Coleman on bass. Mamadou's
goal was to highlight the instruments of Manding, but on two tracks,
the group is joined by Abdoulaye Diabate,
perhaps the finest jeli singer currently living in the United States.
Web
: Mamadou Diabaté
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