Le
collectif des artistes et producteurs contre la piraterie
"Nous ne voulons plus de la propagande stupide et ironique du Bmda"
Dans
un communiqué de presse déposé à notre rédaction,
le Collectif des artistes et producteurs contre la piraterie a réagi
par rapport à la saisie d'un lot de 600 cartons de cassettes pirates
par le Bureau Malien du Droit d'Auteur (BMDA). La télévision
nationale a fait un reportage sur ce sujet dont les éléments
ont passé dans le journal de 20 heures. Il ressort dans ce communiqué
que "l'opération aurait abouti à la saisie de 20 000
cassettes pirates". Le Collectif des artistes et producteurs contre
la piraterie estime que "c'est devenu une tradition, une distraction
de mauvais goût au BMDA. Chaque fois que les artistes et les producteurs
manifestent leur ras-le-bol contre la piraterie, cette structure tente
un coup médiatique en montrant des cassettes saisies comme pour
prouver son engagement contre ce fléau. Mais, personne n'est dupe
! ". Selon le Collectif "20 000 cassettes, ce n'est rien par
rapport à l'ampleur du crime. Les charretiers continuent à
dupliquer nos œuvres au vu et au su de tout le monde. Les petits
vendeurs de cassettes et d'albums piratés circulent en toute impunité
dans la ville. Et le BMDA veut nous prouver qu'il est en train d'agir.
Au même moment combien de tonnes de produits piratés sont
entrées dans le pays dans les conteneurs ? ". La question
qui est aujourd'hui sur toutes les lèvres est de savoir quel sort
sera réservé aux pirates arrêtés ? Quelle est
l'incidence de ce coup d'épée sur la lutte ?
A l'analyse, les artistes et producteurs ne voient pas de raisons objectives
qui poussent le BMDA à jubiler face à ce résultat.
A titre de rappel, une opération similaire organisée par
des producteurs courant 2004 avait permis de faire mieux en quelques heures
seulement. Il faut souligner que 9 cassettes sur 10 sont contrefaites.
Et le pays consomme en moyenne 10 millions de cassettes par an dont 9
millions sont piratées.
"On sait que la saisie est circonstancielle et que, comme d'habitude,
elle a moins de chance d'être suivie d'autres actions d'envergure.
Et à notre grande surprise, le BMDA au lieu de s'occuper d'assainir
le marché pour les deux structures de duplication à savoir
Mali K7 et Seydoni-Mali, délivre des autorisations de dupliquer
à l'extérieur. La Direction du BUMDA sait, en âme
et conscience, que la quantité dont elle autorise la duplication
ainsi n'est pas rentable pour qu'on se rende à l'extérieur
pour les fabriquer. Il y a donc de fort doute que ceux qui bénéficient
de ces autorisations du BUMDA en profitent d'une autre façon. Surtout
qu'après la délivrance des autorisations, le mécanisme
de contrôle ne fonctionne plus.
Surtout qu'après la délivrance des autorisations, le mécanisme
de contrôle ne fonctionne plus. A chaque mouvement de colère
des créateurs, le BMDA agit ainsi pour les calmer. Après,
plus rien. Nous ne voulons plus de cette propagande stupide et ironique.
Nous attendons des actions concrètes du BMDA. Nous voulons des
saisies régulières, nous exigeons que les pirates arrêtés
répondent de leur crime avec la dernière rigueur",
a déclaré le Collectif des artistes et producteurs pour
la lutte contre la piraterie.
C'est donc au Bureau Malien du Droit d'Auteur de faire ses preuves pour
convaincre les artistes et producteurs de sa bonne foi et de sa volonté
d'assainir le marché. On sait que les forces de sécurité
sont mises à leur disposition pour les besoins de la cause. A SUIVRE... |